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Pauvre Bill !

Je me demande pourquoi tout le monde embête ce pauvre Bill (Gates, bien sur, pas Clinton) au simple motif qu'il veut intégrer son browser Explorer dans Windows. 
Il est pourtant tout a fait évident que tous les navigateurs, butineurs, fureteurs comme vous voulez ont vovation à s'intégrer dans l'interface graphique de votre micro.

Exploiter une ressource qu'elle se situe physiquement sur votre disque dur, celui de votre copain, sur le serveur de votre société ou quelque part dans le cyberspace, c'est évidemment la même chose et il n'y a donc aucune raison d'utiliser un outil différent pour ouvrir une page HTML ou une page Word sur votre micro ou ailleurs.

Non la vraie question n'est pas là. La vraie question est:
1) Que se passe t'il quand une société acquiert une situation de quasi monopole sur un outil essentiel et sur un marché aussi sensible que celui de l'informatique.
2) Ce monopole ne confère t-il pas à Microsoft un avantage concurrentiel extraordinaire sur le marché explosif du commerce électronique ?

Le monopole
Apparemment les théoriciens de l'économie de marché n'avaient pas prévu ce coup là et  notre Bill se retrouve dans la situation du gars qui, au terme d'une partie (finalement assez courte) de Monopoly a tout raflé: les Champs Elysées, l'avenue de l'Opéra et les grands boulevards. 
(On pourrait d'ailleurs voir ce processus de "Winner take all" se reproduire sur d'autres marchés du web)

Evidemment c'est assez contrariant pour les autres (ses concurrents) mais ça l'est surtout pour les clients qui n'ont plus véritablement d'autres choix sauf à prendre le risque d'être quelque peu isolé. 

Honnêtement est ce la faute de Bill? 
Je ne le pense pas. Lui il a fait son boulot de patron qui est de promouvoir ses produits et  de pousser ses avantages. 
La faute incombe plutôt aux autres: les IBM, les HP, les Digital dont le moins qu'on puisse dire c'est qu'ils n'ont pas été visionnaires ni en ce qui concerne la micro-informatique ni en ce qui concerne Internet. 
(Je ferais une exception pour Apple et Netscape, l'un parce qu'il est le véritable inventeur de l'interface graphique, du bureau virtuel et de la plupart des concepts actuels de l'informatique personnelle, l'autre parce qu'il est l'inventeur du browser  au moins dans la forme commerciale et fonctionnelle que nous connaissons aujourd'hui.) 

Et maintenant qui peut arrêter Bill ? 
Actuellement personne et probablement même pas la justice américaine qui serait vite en contradiction avec les principes de libre entreprise et de libre concurrence qui fondent la société américaine. 

L'avantage concurrentiel
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